Fête Renaissance à Joinville


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Des manteaux aux kilts / From coats to the kilt

Costumes d'Ecosse Scottish costumes

Gravure de François Deserps, 1562 (Recueil de la diversité des habits)



Des manteaux au kilt

From coats to the kilt



Le manteau de peau

Le plus ancien type est un volumineux manteau en peau de mouton dont s'enveloppe une "sauvage".




Le manteau tissé

plaid venant du gaélique : "pladger" (couverture)
en irlandais :
"brat"

"L'Escossoyse" porte une longue chemise agrémentée de lignes verticales, et un manteau tiré par-dessus la tête.




Gravure de 1562 (Recueil de la diversité des habits)

Gravure de 1562 (Recueil de la diversité des habits)

Aquarelle de Lucas de Heere, vers 1577

Le "capitaine sauvage" (ci-dessus) porte une cape frangée, décorée d'un motif.

"
Du milieu de la cuisse au pied, rien ne couvrait la jambe, s'enroulant eux-mêmes avec un manteau au lieu d'un vêtement de dessus et une chemise teinte en safran".
John Major Histoire de la Grande Bretagne, 1521

"Les Sauvages... sont nus fors de leurs chemises teintes et de certaines couvertures légères faites de laine, de plusieurs couleurs"... manteau ou plaid de plusieurs couleurs".

(Jean de Beaugné Histoire de la Guerre d'Ecosse, 1556, à propos des combattants au siège de Haddington en 1549)


"Ils étaient habillés avec une cape, avec une chemise safranée , en suivant la manière irlandaise, allant jambes nues jusqu'aux genoux ". (Lindsay de Pitscottie, 1573)


"Ils se complaisent dans des vêtements bigarrés, particulièrement des rayures, et. leurs couleurs préférées sont le violet (pourpre) et le bleu. Leurs ancêtres. portaient des plaids de plusieurs couleurs, mais la majorité maintenant préfère. un. marron foncé, imitant à peu près les feuilles de la bruyère... mais ils ne. pouvaient pas être reconnus par l'apparence de. leurs vêtements [sorte de. camouflage]; emballés dans ceux–ci plutôt que couverts, ils affrontaient les. tempêtes les. plus violentes en plein air et souvent, ils se couchaient pour dormir, même au milieu de la neige" Ils méprisaient les oreillers et les couvertures et préféraient "s'enrouler dans leur propre plaid, et aller dormir, affolés de peur. que. ces luxes barbares, comme ils les décrivent, puissent contaminer leur simple. robustesse naturelle". (George Buchanan Rerum Scoticarum Historia, 1581)

"Le manteau de guerre jaune qui au milieu d'eux est le signe des Chefs de Tribu. ou des têtes de clans" (History of the Gordons vers 1592)

Le terme plaid ne caractérisait pas un motif : le tissu pouvait être blanc, gris, rayé, ou à carreaux. C'était essentiellement un grande rectangle de tissu, épinglé comme une cape sur la poitrine.





En Irlande, le
"gosse" gaélique était un morceau de tissu rectangulaire jeté autour du corps et fixé sur la poitrine ou l'épaule par une broche. Hommes et femmes le portaient. Le gosse pouvait être enroulé autour des épaules ou en boucle sous le bras. Un "gosse" multicolore était un signe de noblesse.






Le manteau en Irlande, gravure (de Heerev. 1575)

Enfin ! l'ancêtre du kilt :
Le manteau ceinturé

belted plaid

en gaélique
"breacan-an-feileadh"
(prononcer brekan an filé)


appelé aussi
"great kilt"
en gaélique "feileadh - mhor"
(prononcer : filé more)

Ci-contre, la première image d'un manteau "ceinturé" (1603).


Les Ecossais "se reconnaissaient parmi les soldats irlandais par la différence de
. leurs armes et de leurs vêtements... car leur tenue d'extérieur était une cape. tachetée de plusieurs couleurs avec une frange sur leurs tibias et leurs mollets, leurs ceintures étaient par-dessus leurs reins, à l'extérieur de leurs. capes. (Lughaidh O'Clery, 1594)


C'est sa première mention et c'est une particularité écossaise. Ce vêtement semble avoir existé depuis le milieu des années 1550 dans les Highlands de l'Ouest.


Gravure de 1631, soldats écossais au service de Gustave-Adolphe

Blaeu, carte 'Scotia Antiqua', 1653

"Ces vêtements étaient faits pour servir (étant surtout apprêtés pour la guerre) et non pour la décoration. Tous, aussi bien les nobles que le peuple. portaient des manteaux d'une seule sorte (excepté que les nobles le préféraient. de plusieurs couleurs). Ils étaient longs et flottaient mais pouvaient être. soigneusement retroussés (relevés) en plis, au gré de chacun... Enroulés dedans. comme seule couverture, ils pouvaient dormir confortablement.
(Lesley, De origine, moribus et rebus gesti Scotorum, 1578)

Reconstitutions


Le manteau ceinturé pouvait être porté par-dessus la tunique safran. C'était un vêtement ample, d'environ six mètres de long. Les métiers à tisser écossais pouvaient tisser une largeur maximum de 65 à 75 cm, aussi, deux longueurs devaient être cousues ensemble le long du bord le plus long pour former un plaid.

Le Highlander posait ce rectangle de tissu sur le sol et formait des plis réguliers jusqu'à ce que la longueur soit réduite à environ 1,50 m. Ensuite il s'allongeait sur le dos et bouclait sa ceinture.

La partie supérieure pouvait s'arranger de plusieurs façons, selon la température. La partie sous la ceinture était pliée dans le dos pour former des plis et descendre aux genoux.

L'apparition du manteau ceinturé est peut-être liée au refroidissement du climat à la fin des années 1500.



Et le petit kilt actuel ?

kilt signifiant"retrousser"

en gaélique : feileadh-beag (prononcer : fila beg)


Un texte indique qu'en 1725 un Anglais, Thomas Rawlinson, exploitait du charbon de bois et du minerai de fer à Inverness. Or, le plaid ceinturé porté par les Highlanders qu'il employait était trop "encombrant et lourd" pour ce travail. Donc, il demanda au tailleur d'un régiment de couper le plaid deux. De cette façon la partie inférieure, fut portée comme un "vêtement distinct avec des plis déjà cousus". C'est le "walking kilt" ou kilt pour la marche.

Certains refusent d’attribuer à un Anglais la paternité du petit kilt : des Highlanders l'auraient porté dès la fin du XVIIe siècle.

C'est vers 1750 que le petit kilt apparaît sur un portrait (ci-contre).


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